Hagondange d'aujourd'hui et de demain.

02 janvier 2020

les voeux de Rives Hagondange

La santé ? La réussite ? Le bonheur ? L'amour ? Rien de ce que nous nous souhaitons par nos bons vœux n'est acquis ni assuré. Pourtant, à nous de faire comme si cela était en notre pouvoir, non pour croire que nous avons ce pouvoir, mais pour être prêt à cueillir sur l'arbre des jours ces fruits.

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Comme le jardinier qui n'est ni le champ ni l'arbre, mais qui aide pourtant la nature dans son travail de développement et de recyclage, soyons là pour cultiver au mieux les fruits que nous voudrions récolter.

Point d'attentisme en cela, mais un curieux mélange d'action et de patience, d'écoute et de parole. Il ne convient pas ni te rester sans rien faire, ni de s'agiter sans cesse. Ni discours, ni gesticulation, mais une présence, à soi, aux autres, une forme d'attention qui refuse de voir passer les jours sans y prendre garde. Comme s'il s'agissait à la fois d'être extérieur aux événements, mais intérieur à leur écoulement.

Ça ne manquerait pas de piquant que 2020 soit l'année du retour en grâce de l'happy-culture. On apprendrait à faire son miel des petits bonheurs de l'existence. Les jardins exploseraient d'un feu d'artifice de fleurs. Ceux qui s'aiment et cultivent la joie apprendraient aux autres à cultiver la joie, la chaleur humaine, la solidarité, le respect de soi, de l'autre et de la nature. Ca ne coûterait pas un radis, ça ferait les choux gras de chacun.

Je veux trouver, en vous comme en moi, des résistants aux oppressions, celle de la peur, celle de la tristesse, celle de la solitude ou de l'égoïsme, celle des prêt-à-juger qui emplissent nos yeux et nos oreilles. Je veux croire que nous pourrons fièrement dire à nos enfants que nous n'avons pas suivi le troupeau qui se précipite, insouciant et consommant, dans l'abîme et que nous avons mis en route un monde où leur avenir est possible.

Et je veux espérer, en vous comme en moi, que la gratitude l'emportera sur le reste, sur le ressentiment, sur le manque de confiance en soi, sur le manque de solidarité. Cueillons le jour, cueillons le jour comme le papillon qui se nourrit de fleurs, sans en arracher aucune, et emportant la semence de l'une à l'autre.

Cessons de nous expliquer, impliquons-nous, dans notre foyer, dans notre ville, notre pays ou notre monde. Soyons pro-fêtiques, toujours de bonne humour, préférant le pied-de-nez au tragique au doigt d'honneur à notre frère. Soyons libère- terre, attentif à la vie de l'oiseau, de l'arbre ou de la rivière comme on le serait de notre propre santé, car ça l'est. Et
soyons rêvo(so)lutionnaire, ne cherchant pas à changer le monde à la force de nos poignets, mais à la force de nos rêves et à l'huile de nos cœurs.

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L'ouverture

L'ouverture ?

Après le dégagisme lors des derniers scrutins dans le pays, "l'ouverture" a le vent en poupe. Toutes les listes vont se targuer d'être ouvertes, largement ouvertes, plus citoyennes que politiciennes, plus ancrées dans les réalités de terrain qu'attachées aux idéologies et aux adhésions aux partis.

Bien souvent pourtant, il ne s'agira que de ratisser large, pour récupérer au maximum des électeurs après la décomposition du paysage politique traditionnel d'avant l'élection présidentielle de 2017. Dans les petites et moyennes villes, je ne serai donc pas étonné de voir fleurir listes et têtes de listes ne se réclamant que de la démocratie locale et participative, libres de toutes influences, exonérés de l'obéissance à des consignes descendantes des sièges des partis.

Hagondange ne va pas échapper à la règle. Son vieux roi, on le sait maintenant, abdique, et les prétendants à son trône sont déjà nombreux. Tous et toutes vont vouloir faire rêver les électeurs, c'est légitime et c'est la règle en pareille cirsconstance. Chacun aura à coeur de redonner à la ville le dynamisme et l'attractivité qui lui fait défaut depuis quelques temps, pour lutter contre contre l'agonie lente de son centre ville, pour faciliter l'accès au commerces des plus anciens, notamment ceux de la cité, plus éloignés. Les uns et les autres s'appuieront sur la diversité, les compétences et la représentativité de sa liste, nécessairement paritaire. Tous montreront un même intérêt pour toutes les générations, tous diront vouloir gérer la ville en respectant les valeurs de la République, la laïcité et la démocratie et tous les portraits qu'on vous présentera seront verdis par l'argument écologique.

Pourtant,nous le savons tous, tous les arguments rationnels, toutes les rhétoriques vont achoppés sur des éléments plus irrationnels, plus émotionnels et le bulletin qu'on glissera finalement dans l'urne, quand il ne doit rien au simple hasard, dépendra de ce qu'on sait ou croit savoir de la femme ou de l'homme en tête de liste. On jugera le/la candidat/e, quand on s'intéresse peu au on-dit, à ce qu'on lit dans les photos des affiches, ou des tracts qu'on a reçus, dans la boîte. On choisira aussi, pour les indécis, au feeling ressenti pendant le porte-à-porte. Nos critères subjectifs d'appréciation des listes en présence comptent autant que les repères objectifs qu'on veut donner à notre choix.

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Le gage de l'ouverture, à mon sens, dit depuis où on ouvre la porte. Pour Rives Hagondange, l'ouverture se fait à partir de gens proches des "valeurs de gauche" qui privilégient la solidarité sur le profit. Il ne s'agit pas de partir en guerre contre le courage d'entreprendre, de créer de l'emploi en proximité, d'innover et d'inventer l'avenir, mais de s'assurer que notre système de protection sociale (qui couvre, rappelons-le, non seulement la maladie, mais aussi l'accident de travail, la grossesse, la perte d'emploi ou l'arrêt de la vie professionnelle à la retraite) perdure. C'est en ce sens qu'une Ville doit pouvoir aussi, pour une part assurer une certaine solidarité, en complément parfois d'aides de l’État ou du Département, aux habitants les plus menacés de précarité. L'ouverture se fait aussi vers celle qui veulent préserver la qualité de l'environnement au mieux de ce que la technologie nous permet d'effacer ou d'atténuer les méfaits de nos modes de vie hyper énergétivores.

Sur la question de l'ouverture, disons simplement qu'il convient de se méfier qu'une porte ou une fenêtre ne cache pas des barreau qui nous laissent sentir le parfum de la liberté tout en nous piégeant derrière leurs grilles.

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30 décembre 2019

Maire ? Du potentat au chef d'orchestre

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Chaque ville, et Hagondange ne fait pas exception, a, dans la succession de ses maires, a connu des hommes et des femmes de tempérament, de compétence, de charisme, d'autorité bien différents les uns des autres. En ces temps d'élections, à un moment où les repères anciens se brouillent avec la perte de crédit des partis politiques,en particulier ceux qui ont exercer le pouvoir sur l'Etat lors des mandats de la cinquième république, le choix des électeurs ne peut plus s'éclairer de la simple étiquette que refusent ou renvendiquent les candidat;e.s tête de liste. D'ailleurs, hormis pour les grandes villes, la gestion d'une commune est plus une affaire de gestion et de management des ressources et de démocratie locale que de  "politique".

C'est là où ce que l'on peut savoir, croire ou présentir des compétences et du style d'autorité et de responsabilité de celui ou celle qu'on choisi par son bulletin de vote devient essentiel. Qui veut-on pour "diriger" la ville ?

Ces dernières années, Hagondange c'était choisi un monarque, certes avisé dans sa gestion des murs de la villes, comme s'il s'agit d'une cité close du moyen âge dont il était le potentat, seul à tout savoir, tout vouloir et tout décider, non seulement pour son conseil municipal, mais sur la valeur et les faverus qu'il accordait ou non à ses administrés. Impossible pour lui de les voir comme des concitoyens,  mais plutôt comme des enfants dont il était le patriarche autoritaire. Nous savons maintenant qu'il cède la place à sa première adjointe, mais l'ombre et l'empreinte, voire l'emprise, de ce chef intransigeant auront conformé les esprits et la manière de gérer de ceux et celles qui s'inscriront dans son sillage.

A la figure du potentat, je préfère celle du chef d'orchestre ou du coach. Il n'est pas à tous les pupitres ou à tous les postes. Il n'est pas le meilleur dans tous les domaines, il n'a pas toutes les compétences. C'est au contraire celui veille à la cohésion et à la cohérance de l'ensemble en laissant à chacun jouer son rôle dans le collectif. Pour la ville, il s'appuie sur l'expression des citoyens, petits et grands, sans discrimination à priori, mais avec discernement ; il laisse les compétences des fonctionnaires territoriaux  de la communes, à tous les échelons, s'exercer pleinement en s'assurant de la conformité de leurs actions avec le projet de la ville ; il délègue aux adjoints et au commissions municipales la mise en oeuvre de la politique commune décidée en concertations avec les partenaires concernés.

Quand il arbitre, il ne le fait pas, de manière infaillible, sur sa seule option, mais à partir de scénarios qui peuvent au départ être différent sdu sien, car l'intelligence collective est généralement supérieure à l'intelligence individuelle. Il reconnaît, dans le poids de ses décisions et toute l'objectivité dont elle se targue la part de subjectivité, liées à ses orientations, qui a pu motivé ses choix. Il préférera toujours valoriser son équipe plutôt que sa personne, car il espère que son autorité puisse rester une autorité de service et il voit sa responsabilité comme une réponse aux questions que posent la ville et ses habitants.

 

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27 décembre 2019

L’idéal n’a pas d’pied, il n’a que de la gueule. C’est à moi d’user mes groles et d'lui clouer le bec.

L’idéal n’a pas d’pied, il n’a que de la gueule. C’est à moi d’user mes groles et d'lui clouer le bec.

L'idéal n'a pas d'pied, il n'avance pas tout seul. Il est là-haut, perché dans les nuages et s'en fout pas mal de nous au départ. Il préfère d'abord nous tyranniser et nous narguer par sa perfection et son inaccessibilité. C'est vraiment une grande gueule qui se moque de nous et fanfaronne. C'est un prédicateur de la pire espèce et ceux qui obéissent aveuglement à sa dictature sont des écervelés. Il n'arrive ni d'un coup de baguette magique ni par la force. ce n'est pas une soudaine mutation du réel, mais sa lente et obstinée transformation, pas à pas, de mon cœur agissant dans ce monde.

Si j'use mes chaussures à trainer sur la route qui y mène à l'idéal (une route sans fin, une route jamais finie, même pas tracée), par pitié, que ce ne soit pas au bruit des godillots des armées. Je préférerais encore que ce soit avec la semelle des va-nu-pieds, des trainent-misère, dans les maquis et les collines, clandestinement dans les rues de nos villes, à la manière des insoumis, des hérétiques ou des pionniers.

L'idéal a levé trop de troupes derrière son étendard, écraseé trop de peuples, mis à la torture tant d'innocents. Trop de guerres, de chasses aux sorcières, de purifications en tous genres ont été commises en son nom. Trop d'imprécateurs, de dictateurs, de grands chefs au verbe plein de bave s'en sont emplis la bouche à en dégueuler. Je ne hais pas la lune, je hais ceux qui tendent le doigt en hurlant "Suivez mon doigt, c'est la lune".

L’idéal n’a pas d’pied, il n’a que de la gueule

 

La fabrique de l'idéal, ce n'est pas une usine, et encore moins une usine à gaz, c'est un p'tit atelier, un coin d'arrière cuisine, un petit bout d'étal posé sur le trottoir. L'idéal, comme le bonheur, c'est artisanal, c'est fait à la main, c'est fait de kilomètres parcourus. On peut le transporter, on peut le partager, on peut le déposer quelque part, chez quelqu'un, mais sans en faire des tonnes, sans croire couvrir la terre.

L'idéal ne s'impose pas, on y invite, on le propose, sans même être sûr que l'idéal qui nous va ira à l'autre. L'idéal est modeste, modeste et ambitieux. Il est rêveur et réaliste, ferme dans ses convictions mais tolérant pour les personnes.

En fait, l'idéal, ce n'est pas un bloc de marbre, une statue grandiloquente, c'est un puzzle. Chacun y apporte sa pièce, chacun en est responsable. Il n'y a pas de délégation de pouvoir, pas de procuration à l'idéal.

L’idéal n’a pas d’pied, il n’a que de la gueule. C’est à moi d’user mes groles et d'lui clouer le bec.

Tydé
"Baz 6" © Artur Carron
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21 décembre 2019

L'école est toujours une priorité

Entre une mairie et ses écoles, maternelles et primaires, dont elle a la charge, il doit y avoir plus qu'un rapport paternaliste de bon père de famille gérant sagement son petit pécule. A la fois, jamais une municipalité n'a à se substituer à l'Education Nationale., elle ne s'occupe ni des programmes, ni de la pédagogie et n'a pas à avoir d'autorité hiérarchique sur les enseignant.e.s. Par contre, la ville a tout à voir avec ce qu'elle peut favoriser, en lien avec les écoles, de l'épanouissement de ses petits citoyens, les enfants. Dès lors, c'est aussi bien l'environnement physique des salles de classe et de la cour que tout le péri-scolaire qui devient sa préoccupation. Si l'école a la charge des apprentissages, le maire et ses adjoints ont la charge du supplément d'âme que le soutien offert à certains projets pédagogiques, comme les classes déconcentrées, ou à la qualité de l'alimentation proposée à la cantine, ou la richesse de l'éveil artistique et physique que permettent les activités périscolaires.

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Il faut tout à la fois défendre ses écoles devant les fermetures de classe que recherche le rectorat dans sa recherche d'optimisation et de mutualisation des moyens qui fait peser sur les enfants et à leur détriment souvent, les contraintes de l'institution scolaire, proposer une environnement de travail sain et motivant, en laissant les professionnels de l'école faire leur travail, mais en les soutenant dans cette tâche, sécuriser les enfants et leurs familles dans leur accès aux bâtiments scolaires et ne rien isoler de tout cela de l'ensemble de la politique enfance de la ville.

Si une ville ne prend pas soin de ses écoles, elle ne prends pas soin de ses habitants et se condamne en fait à les perdre. L'école est toujours une priorité.

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20 décembre 2019

C'est sans doute parce que nous n'avons pas pris soin de l'humain dans toutes ses dimensions ...

Ce terrorisme là qui prend un camion pour rouler dans la foule, ce n'est pas une guerre, et moins encore une guerre de religion. C'est une guerre de génération, une guerre de mode de vie, un guerre d'idéal, des visions antagonistes de ce qu'être au paradis. Si bien sûr, les héritages chrétien et musulman n'y sont pas pour rien, ce n'est pas une guerre entre la chrétienté et l'Islam. Il faut n'y voir aucune prière, aucune foi, aucune justice sacrée, aucun jugement divin. Non, il n'y n'y voir que l'homme et sa folie, que l'homme et ses désirs, que l'homme dans sa vanité, sa suffisance et son intransigeance qui refuse à l'autre la moindre humanité.

A Nice ou à Berlin, les chauffards assassins n'ont pas brulé de livres saints ou détruit des temples, ils ont tué, aveuglement, sauvagement, brutalement et "sans raison" des passants innocents. Ils ont semé l'horreur et la terreur, laissant plus que des cadavres sur leur passage, puisque blessant nos têtes et nos cœurs, à jamais, de leur violence meurtrière.

Les chauffeurs, souvent des hommes jeunes qui n'ont plus trouvé aucune place, soit qu'ils soient venus de la désespérance d'une banlieue sans avenir, soit que les conflits de leur pays les aient arraché à la réassurance d'un toit, d'une famille, d'une nation en paix, soit que la pulvérisation des valeurs et des modèles les aient laissé totalement dans le brouillard. Ceux-là sont si facilement manipulés, pris par le mirage d'une cause juste et sainte qui permet d'exorciser leur colère, de conjurer leur malheur en conjurant un attentat avec une poignée de complices, pris que nous sommes tous dans la toile. C'est l'éternel et meurtrier combat d'un nouveau monde contre le vieux monde, mais dès qu'il prend les arme, ce combat-là fait toujours énormément de victimes.

A tort autant qu'à raison, ce vieux monde passe pour décadent. Il semble vouloir faire fi de toutes les lois "naturelles", celles qu'auraient écrites les Dieux s'ils savaient écrire de leur main. Las, c'est toujours la main de l'homme qui en trace la lettre et en oublie l'esprit. Mais le clinquant de nos vitrines et de nos écrans, l'apparente abondance dans laquelle nous sommes censés tous nous baigner, nous, occidentaux est aussi un scandale. Ceux qui n'ont pas compris qu'il ne s'agit que d'un miroir aux alouettes, une aimable distraction qu'on passe et repasse à la télé pour que le pauvre rêve et reste sagement à sa place, voudraient tout casser comme si c'était soit le moyen d'y accéder, soit le moyen de briser la tentation.

Les attentats sont certes commis par des kamikazes, mais rien de pire qu'un kamikaze blessé qui n'a plus rien à perdre, même s'il ne gagne pas le paradis. Or tous les terroristes sont des gens blessés, blessés nos modes de vie qu'ils imaginent méprisants à leur égard, blessés par les guerres et les exils qu'ils ont vécus, blessés de n'être pas reconnus pleinement pour ce qu'ils sont, des humains jetés sur cette terre comme tant d'autres.

C'est sans doute parce que nous n'avons pas pris soin de l'humain dans toutes ses dimensions et partout sur cette Terre, c'est sans doute parce que nous avons oublié quelle fraternité originelle nous unit aux hommes, aux bêtes et à la planète que tous nos climats se dérèglent.

Il faut prendre cette douleur, la prendre en pleine gueule et en plein cœur. Il faut accepter qu'elle soit si vive, si cruelle, si sauvage et si folle. Il faut la pleurer de toutes les larmes. Il faut prendre cette douleur et l'accepter pour aussitôt la refuser. Je ne veux pas, je ne peux pas laisser le monde ainsi. Je n'ai qu'une seule Terre, bordel, et dessus, il y a des français, des allemands, des afghans, des syriens, des américains et des russes, des chrétiens, des juifs, des musulmans, des bouddhistes et des gens qui ne croient en rien, des hétéros et des gays, des gens qui savent lire et d'autres même pas compter, des gens malades d'avoir mangés trop gras et des gamins qui servent de festin aux mouches.

C'est toute la folie du monde qui doit nous inquiéter, c'est tout la folie du monde qui doit nous voir nous lever. Les morts se comptent par milliers, à chaque seconde du monde. Demandons-nous toujours lesquelles on aurait pu sauver. ce ne sera jamais toutes, car nous sommes mortels, mais ça doit être beaucoup, parce que nous sommes humains.

Tydé
Photo © Republic of Humanity
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16 décembre 2019

Pourquoi "Rives Hagondange" ?

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Pourquoi "Rives Hagondange" ?

Pour faire de la ville un long fleuve tranquille ou pour rappeler que son devenir est lié sans doute au destins des villes voisines, rassemblées dans la communauté de communes Rives de Moselle ? A l'heure où nombre des compétences des communes, depuis quelques années, glissent inexorablement sur "l'intercom.", le mouvement de reconfiguration des territoires et des pouvoirs voulu par l'état français oblige à regarder cette évolution comme structurante de ce qui se passe dans nos villes et nos villages. Chacun reste certes maître en sa ville, mais de plus en plus sous le contrainte de décisions et d'une organisation décidées en intercommunalité. C'est alors que Rives Hagondange veut s'intéresser à l'Hagondange de la communauté des Rives de Moselle, un peu comme la France l'est France de la communauté Européenne, plus aussi dominatrice qu'elle le fut sur le continent, mais toujours essentiel dans son gouvernement.

Mais aussi Rives, parce que les rives voit passer le fleuve et raconte son histoire, sans oublier ni son passé, ni les courants qui le traversent, ni sont destin. Héraclite déjà disait qu'on ne se baignait jamais deux fois de suite dans le même fleuve. ainsi en est-il d'une élection, car, si le cadre, les rives du scrutin semble figé, le flux de ses habitants n'a jamais cessé, à l'intérieur des histoires individuelles comme dans la composition des listes électorales. C'est sur la foi de la constance de la ville et du changement nécessaire et inévitable de la vie en son sein que nous voulons incarner cette dynamique de stabilité des rives et de vitalité du courant qui évite à la ville d'être comme une mare stagnante et croupissante.

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06 décembre 2019

Putain, peuple de France, tu n'as que trois mots à dire et à redire ...

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J'avais un pays qui était celui des Lumières et des droits de l'homme. J'avais cru comprendre que ça voulait dire qu'un homme en valait un autre, même quand c'était une femme, un gosse, un vieillard, quelle que soit sa couleur, son orientation sexuelle ou sa religion.
Je croyais que je vivais en république, cette chose publique qui était la même pour tous quand les choses privées avaient le droit d'être très différentes de l'un à l'autre. Je croyais que la laïcité permettait de rappeler à tous les hommes, qu'ils croient ou non, que le jugement de Dieu devait rester entre ses mains sans être jamais confié aux nôtres. Je croyais que la démocratie, c'était confier la responsabilité de gouverner en se basant sur les choix du peuple qui exerce son esprit critique.
Je vois pourtant qu'on vote maintenant plus à l'émotion qu'à la raison, on vote sans illusion ni utopie. Les bureaux de vote sont devenus sinistres et vieillots et il y a peu de jeunes qui s'y aventurent. Les plus incroyables peut-être, c'est que les terroristes, contre toutes logiques, voudraient élire leurs plus farouches adversaires, histoire de bien justifier de chaque côté la guerre.
Aucun bulletin, dans aucune urne, ne rendra à la France sa grandeur fantasmée. Retourner en arrière, par définition, ne fait pas avancer les choses. Quand comprendrons-nous que la France éternelle, ça n'existe pas, que c'est juste une belle histoire. Ne cherchons plus nos modèles dans le passé, Malgré la grandeur d'un Jaurès, d'un De Gaule, c'est devant nous qu'il faut regarder, regarder un monde en pleine mutation, en monde dans les turbulences d'une petite planète épuisée, un monde lancé à pleine vitesse, hyper connecté, hyper déboussolé.
La gangrène de l'injustice, de la pauvreté et du désespoir ne s'arrête pas au contrôle aux frontières. Arrêter le malheur n'est pas chasser les malheureux, empêcher la pauvreté n'est pas refouler les pauvres. Rien ne sert au médecin de lutter contre la maladie si c'est pour tuer le malade.
Je comprends bien que le vote puisse être le signe d'une colère, d'un désespoir et d'une désillusion. Je ne comprendrais pas qu'il s'obstine à être simplement de l'huile jetée sur le feu et de la dé-solidarité organisée.
Putain, peuple de France, tu n'as que trois mots à dire et à redire, trois mots, putain, trois mots, tu t'en souviens ??? Liberté, égalité, fraternité!!! Ils sont là pour nous rappeler qu'aucun n'est jamais acquis, ils sont là pour nous faire entrer en résistance. Tous ceux qui voudraient en faire de vains mots feraient bien de commencer par fermer leur gueule et ouvrir leur coeur. Il faut se retrousser les manches, le monde ne peut plus attendre, il agonise déjà. Soit nous tirons une balle dans la tête avec lui, soit nous commençons à la soigner sans délai.

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01 décembre 2019

De quel parti êtes-vous ? Du parti de ma ville.

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Les gens sont prêts à voter pour des candidats sans étiquette, à deux conditions toutefois, celle qu'ils sachent ce que veut dire cette absence d'étiquette et celle qu'ils soient sûrs de celui ou celle avec qui ils ont affaire.
 
Si la question de obédience à un parti politique a toujours été un peu seconde au niveau des élections municipales, car il importe surtout qu'un maire participe de façon reconnue à la qualité de la vie dans sa ville, le discrédit des partis bien en place jusqu'à cette dernière décenie sème un peu plus la confusion dans les esprit à l'approche des élections locales de 2020. Anciens et nouveaux partis sont touis en quête d'élus pour redorer leur blason et mobiliser derrière leur bannière.
 
Mais ne rêve-t-on pas plutôt, pour diriger une ville, d'un esprit libre, qui ne soit pas inféodé à des consignes partisanes, un homme ou une femme qui, à la question "De quel parti êtes-vous ?" répondrait "Je suis du parti de ma ville". Mais, pour que ce soit un tant soit peu crédible, celui qui refuserait ainsi de se contenter du prêt-à-penser qui lui viendrait d'une doctrine officielle qui dicte de l'extérieur le bien et le mal de telle ou telle choix politique devrait cependant avoir des valeurs reconnaissables et reconnues. On ne peut faire crédit à un homme ou une femme pour "diriger une ville" qu'à la condition de le/la supposer suffisament impliqué.e, pertinent dans ses analyses, juste dans ses décision et fiable dans son action.
 
C'est bien là une vision "patriarcale" d'un maire. C'est oublier en fait la collégialité des décisions dans un conseil municipal qui ne voit pas les conseillers obéir au premier magistrat de la ville, mais être dans le consensus construit avec lui, et parfois même avec les oppositions, pour assurer à la ville sa vitalité et sa qualité d'existence. Car il s'agit évidemment de mobiliser l'intelligence collective, dans ce conseil et dans les quartiers, les associations, car la politique, dans le fond, c'est du vivre ensemble qui chemine au grè des ressources et des contraintes, obligeant à des choix, car tout n'est pas possible, pas tout en même temps. L'intérêt commun certes, doit y prévaloir, sans être sourd parfois aux demandes individuelles, mais, quoi qu'il en soit, toujours en recherchant ce qui est juste.
 
Il ne s'agit pas d'un gouvernement rationnel, simplement comptable, mais d'une gouvernance sensible aux personnes, à l'environnement, à l'art, à l’éducation, à la solidarité et au monde. Chaque ville, à sa façon est une fabrique de l'avenir, un laboratoire d'idée pour faire naître demain. Le fil de la mémoire et du passé ne peut s'y rompre, sinon, plus de trame où tisser ce qui doit devenir l'aujourd'hui de nos enfants. Chaque génération y a sa place, utile et bénéfique aux autres.
 
Il s'agit surtout de trouver les espaces de liberté qui se nichent encore dans la forêt des lois, des règlements, des contraintes administratives et règlementaires qui se sont abattues sur les villes et les maires. Il s'agit encore de construire une intelligence collective, une pensée en territoire où la Commune est la plus petite de Matrioschka dans l'empilement de que sont devenus ville, communauté de communes, agglomération/métropole, département, région, état sans écraser ce que sont les quartiers et les habitants.
 
Même si prendre la parti de sa ville, prendre la parti de ses habitants est une tâche exorbitante, même si la mandat du maire, à ne pas l'assumer pour sa seule gloriole, pour son seul pouvoir, est une chose horriblement complexe et lourde dès que l'accent reste centré sur la qualité de vive, sur un vivre ensemble, c'est l'homme ou la femme appelé.e à l'exercer que vous aurez bientôt à choisir.
 
Vous jugerez l'homme ou la femme, non sur ce qui sort de sa bouche, mais à ce que son action, malgré les contraintes, parvient à garantir et à faire évoluer là où nous voulons ps seulement habiter et vivre. Et vivre, c'est pouvoir encore trouver une école à proximité, son pain ou son médecin à quelques rues ; se retrouver à partager les mêmes passions ou activités sportives, de loisirs ou culturelle en association ; pouvoir se promener dans un cadre agréable, propre et fleuri ; se sentir et sentir ses enfants protégés ; avoir la possibilité de trouver et d'aller au travail sans trop de distance ...
 
Chacun a son idée de ce que peut-être une ville heureuse. Pour moi, c'est qu'elle permet l'expression de la diversité et en garantissant l'unité, c'est qu'elle reste attentive à ceux qui sont dans la difficulté en résistant à la tentation du ghetto ou de l'individualisme. C'est une lieu où l'entreprise et la solidarité ne sont pas adversaires. La ville est à la fois un lieu de paix collective en même temps que le jardin des individualités. Car une ville sans rêve est une ville qui meurt.

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28 novembre 2019

Souvenir de mes premiers conseils municipaux (Novembre 2014)

Pas un brin de folie, pas un instant de grâce, pas un moment de vérité ... Un conseil municipal, en tout cas ceux que j'ai vécu jusque là, ça ressemble à une mauvaise pièce de théâtre No.

Les simagrées de la démocratie ressemblent à un rituel intégriste où les ors et les encens valent plus que le coeur ou la foi. Et que dire de la technocratite qui nous contraint à ne parler que de règlement et d'argent et jamais de la vie ... C'est aussi ennuyeux qu'une messe en latin !

On est bien loin des conseils des sages claniques faits pour trouver un consensus et des solutions. beaucoup de mots sont prononcés, mais bien peu de paroles vraies ...

Allez, tais-toi et rame, c'est encore loin la cité parfaite !

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