Hagondange d'aujourd'hui et de demain.

06 décembre 2019

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J'avais un pays qui était celui des Lumières et des droits de l'homme. J'avais cru comprendre que ça voulait dire qu'un homme en valait un autre, même quand c'était une femme, un gosse, un vieillard, quelle que soit sa couleur, son orientation sexuelle ou sa religion.
Je croyais que je vivais en république, cette chose publique qui était la même pour tous quand les choses privées avaient le droit d'être très différentes de l'un à l'autre. Je croyais que la laïcité permettait de rappeler à tous les hommes, qu'ils croient ou non, que le jugement de Dieu devait rester entre ses mains sans être jamais confié aux nôtres. Je croyais que la démocratie, c'était confier la responsabilité de gouverner en se basant sur les choix du peuple qui exerce son esprit critique.
Je vois pourtant qu'on vote maintenant plus à l'émotion qu'à la raison, on vote sans illusion ni utopie. Les bureaux de vote sont devenus sinistres et vieillots et il y a peu de jeunes qui s'y aventurent. Les plus incroyables peut-être, c'est que les terroristes, contre toutes logiques, voudraient élire leurs plus farouches adversaires, histoire de bien justifier de chaque côté la guerre.
Aucun bulletin, dans aucune urne, ne rendra à la France sa grandeur fantasmée. Retourner en arrière, par définition, ne fait pas avancer les choses. Quand comprendrons-nous que la France éternelle, ça n'existe pas, que c'est juste une belle histoire. Ne cherchons plus nos modèles dans le passé, Malgré la grandeur d'un Jaurès, d'un De Gaule, c'est devant nous qu'il faut regarder, regarder un monde en pleine mutation, en monde dans les turbulences d'une petite planète épuisée, un monde lancé à pleine vitesse, hyper connecté, hyper déboussolé.
La gangrène de l'injustice, de la pauvreté et du désespoir ne s'arrête pas au contrôle aux frontières. Arrêter le malheur n'est pas chasser les malheureux, empêcher la pauvreté n'est pas refouler les pauvres. Rien ne sert au médecin de lutter contre la maladie si c'est pour tuer le malade.
Je comprends bien que le vote puisse être le signe d'une colère, d'un désespoir et d'une désillusion. Je ne comprendrais pas qu'il s'obstine à être simplement de l'huile jetée sur le feu et de la dé-solidarité organisée.
Putain, peuple de France, tu n'as que trois mots à dire et à redire, trois mots, putain, trois mots, tu t'en souviens ??? Liberté, égalité, fraternité!!! Ils sont là pour nous rappeler qu'aucun n'est jamais acquis, ils sont là pour nous faire entrer en résistance. Tous ceux qui voudraient en faire de vains mots feraient bien de commencer par fermer leur gueule et ouvrir leur coeur. Il faut se retrousser les manches, le monde ne peut plus attendre, il agonise déjà. Soit nous tirons une balle dans la tête avec lui, soit nous commençons à la soigner sans délai.

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01 décembre 2019

De quel parti êtes-vous ? Du parti de ma ville.

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Les gens sont prêts à voter pour des candidats sans étiquette, à deux conditions toutefois, celle qu'ils sachent ce que veut dire cette absence d'étiquette et celle qu'ils soient sûrs de celui ou celle avec qui ils ont affaire.
 
Si la question de obédience à un parti politique a toujours été un peu seconde au niveau des élections municipales, car il importe surtout qu'un maire participe de façon reconnue à la qualité de la vie dans sa ville, le discrédit des partis bien en place jusqu'à cette dernière décenie sème un peu plus la confusion dans les esprit à l'approche des élections locales de 2020. Anciens et nouveaux partis sont touis en quête d'élus pour redorer leur blason et mobiliser derrière leur bannière.
 
Mais ne rêve-t-on pas plutôt, pour diriger une ville, d'un esprit libre, qui ne soit pas inféodé à des consignes partisanes, un homme ou une femme qui, à la question "De quel parti êtes-vous ?" répondrait "Je suis du parti de ma ville". Mais, pour que ce soit un tant soit peu crédible, celui qui refuserait ainsi de se contenter du prêt-à-penser qui lui viendrait d'une doctrine officielle qui dicte de l'extérieur le bien et le mal de telle ou telle choix politique devrait cependant avoir des valeurs reconnaissables et reconnues. On ne peut faire crédit à un homme ou une femme pour "diriger une ville" qu'à la condition de le/la supposer suffisament impliqué.e, pertinent dans ses analyses, juste dans ses décision et fiable dans son action.
 
C'est bien là une vision "patriarcale" d'un maire. C'est oublier en fait la collégialité des décisions dans un conseil municipal qui ne voit pas les conseillers obéir au premier magistrat de la ville, mais être dans le consensus construit avec lui, et parfois même avec les oppositions, pour assurer à la ville sa vitalité et sa qualité d'existence. Car il s'agit évidemment de mobiliser l'intelligence collective, dans ce conseil et dans les quartiers, les associations, car la politique, dans le fond, c'est du vivre ensemble qui chemine au grè des ressources et des contraintes, obligeant à des choix, car tout n'est pas possible, pas tout en même temps. L'intérêt commun certes, doit y prévaloir, sans être sourd parfois aux demandes individuelles, mais, quoi qu'il en soit, toujours en recherchant ce qui est juste.
 
Il ne s'agit pas d'un gouvernement rationnel, simplement comptable, mais d'une gouvernance sensible aux personnes, à l'environnement, à l'art, à l’éducation, à la solidarité et au monde. Chaque ville, à sa façon est une fabrique de l'avenir, un laboratoire d'idée pour faire naître demain. Le fil de la mémoire et du passé ne peut s'y rompre, sinon, plus de trame où tisser ce qui doit devenir l'aujourd'hui de nos enfants. Chaque génération y a sa place, utile et bénéfique aux autres.
 
Il s'agit surtout de trouver les espaces de liberté qui se nichent encore dans la forêt des lois, des règlements, des contraintes administratives et règlementaires qui se sont abattues sur les villes et les maires. Il s'agit encore de construire une intelligence collective, une pensée en territoire où la Commune est la plus petite de Matrioschka dans l'empilement de que sont devenus ville, communauté de communes, agglomération/métropole, département, région, état sans écraser ce que sont les quartiers et les habitants.
 
Même si prendre la parti de sa ville, prendre la parti de ses habitants est une tâche exorbitante, même si la mandat du maire, à ne pas l'assumer pour sa seule gloriole, pour son seul pouvoir, est une chose horriblement complexe et lourde dès que l'accent reste centré sur la qualité de vive, sur un vivre ensemble, c'est l'homme ou la femme appelé.e à l'exercer que vous aurez bientôt à choisir.
 
Vous jugerez l'homme ou la femme, non sur ce qui sort de sa bouche, mais à ce que son action, malgré les contraintes, parvient à garantir et à faire évoluer là où nous voulons ps seulement habiter et vivre. Et vivre, c'est pouvoir encore trouver une école à proximité, son pain ou son médecin à quelques rues ; se retrouver à partager les mêmes passions ou activités sportives, de loisirs ou culturelle en association ; pouvoir se promener dans un cadre agréable, propre et fleuri ; se sentir et sentir ses enfants protégés ; avoir la possibilité de trouver et d'aller au travail sans trop de distance ...
 
Chacun a son idée de ce que peut-être une ville heureuse. Pour moi, c'est qu'elle permet l'expression de la diversité et en garantissant l'unité, c'est qu'elle reste attentive à ceux qui sont dans la difficulté en résistant à la tentation du ghetto ou de l'individualisme. C'est une lieu où l'entreprise et la solidarité ne sont pas adversaires. La ville est à la fois un lieu de paix collective en même temps que le jardin des individualités. Car une ville sans rêve est une ville qui meurt.

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28 novembre 2019

Souvenir de mes premiers conseils municipaux (Novembre 2014)

Pas un brin de folie, pas un instant de grâce, pas un moment de vérité ... Un conseil municipal, en tout cas ceux que j'ai vécu jusque là, ça ressemble à une mauvaise pièce de théâtre No.

Les simagrées de la démocratie ressemblent à un rituel intégriste où les ors et les encens valent plus que le coeur ou la foi. Et que dire de la technocratite qui nous contraint à ne parler que de règlement et d'argent et jamais de la vie ... C'est aussi ennuyeux qu'une messe en latin !

On est bien loin des conseils des sages claniques faits pour trouver un consensus et des solutions. beaucoup de mots sont prononcés, mais bien peu de paroles vraies ...

Allez, tais-toi et rame, c'est encore loin la cité parfaite !

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17 octobre 2019

Adieu Camarade

By Civa

A toi, mon amie communiste, à toi, ma voisine de conseil municipale, à toi la femme de combat, de militance et de solidarités. Sûrs que nous ne regardions pas le ciel tout à fait de la même façon, mais c'est d'un même regard que nous regardions les injustices, celui de la colère, celui de ceux qui veulent alors changer le monde.

Hagondange, sans toi, sera certes Hagondange, mais Hagondange sans toi ne sera plus tout à fait l'Hagondange que j'ai trouvé en y arrivant.

Fais chier la mort, tu n'en finira jamais de tes coups bas.

Je n'ose te dire adieu, tu n'y croyais pas, à Dieu. Me voilà juste contraint de te dire "Merci pour tout."


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14 juillet 2019

Qu'est-ce qu'être français ?

En ce jour de fête nationale, je me souviens de ma réflexion au lendemain des attentats de novembre 2015 et vous la repartage.

Sans doute est-ce sur l'horizon, jamais foulé, de sa devise que le pays peut sembler devoir briller au firmaments de nations. Mais la France, ce n'est pas une idée et moins encore un idéal. La France c'est, et ce n'est, exactement que ce que nous en vivons. la France, c'est le rapport sensoriel, sensuel, relationnel que nous avons avec ses paysages, ses habitants (d'où qu'ils viennent), son organisation sociale et politique, ses écoles, ses hôpitaux, ses travailleurs, ses chômeurs, ses forces de l'ordre, ses vieux, ses enfants ...

Il faut presque toujours plusieurs couleurs à un drapeau, plusieurs couleurs pour dire combien un pays reste fait de diversité, de multitude, d'apposition et d'opposition. Un pays n'est jamais univoque, au mieux c'est un chœur polyphonique, et c'est que j'attends d'elle, une façon de faire harmonie à partir d'une pluralité de voix.

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Qu'est-ce qu'être français ?
Être français, ce n'est pas d'être d'une race ou d'une religion particulière. Ce n'est pas non plus nécessairement être patriote ou nationaliste. Ce n'est pas seulement avoir l'esprit des lumières ou l'esprit gaulois. Ce n'est pas entonner la marseillaise à tue-tête ou s'ériger en phare du monde. Non être français, c'est bien plus et bien autre chose que cela.
Être français, c'est avoir la chance de partager une langue d'une incroyable culture et fantaisie. C'est être d'un voyage qui nous fait faire toujours le tour du monde. C'est la fierté et l'incroyable défi permanent d'une devise qui nous dépasse. C'est cette façon bavarde de philosopher et de faire littérature.
C'est cette façon de partager le repas et un verre. C'est cette bonne foi et cette mauvaise foi sans cesse emmêlées. C'est ce petit air supérieur qu'on se donne parfois, mais tout en sachant qu'il fait de nous un coq sur un tas de fumier. C'est cette façon insupportable aux visiteurs que nous avons d'être râleurs. C'est cet art d'être moqueur, taquin, espiègle, plus potache que bête et méchant, dans l'autodérision de tous nos côtés dérisoires.
Être français, c'est s'engueuler et c'est s'aimer, en même temps, toujours prêt à une troisième mi-temps, toujours prêt à la fête et l'amitié. C'est venir de n'importe où et de se sentir ici chez soi. C'est une manière souvent de s'endormir sur ces lauriers, cette intolérable manière d'être plus fier du passé et de laisser filer le présent.
Être français, c'est avoir préféré le droit du sol au droit du sang. C'est avoir choisi l'assurance sociale plutôt que l'assurance privée. C'est avoir voulu une République sans religion pour que toutes y aient une place. C'est pouvoir faire association de tout à condition de n'appeler pas à la haine. C'est vouloir une école pour tous pour ouvrir l'enfant au monde d'aujourd'hui.
Être français, ça ne tient pas dans un hexagone, mais ça tient dans la tête et ça tient dans le cœur. Ça ne tient pas dans un acte de baptême, ni dans un certificat de nationalité, ça prend aux tripes. Ça ne tient pas dans un drapeau tricolore, c'est multicolore et c'est métis. Notre généalogie ne tient pas dans un chêne, un olivier, un palmier, un baobab, c'est juste "un arbre". Être français, c'est être résistant aux totalitarismes et allergiques aux dictatures. Être français, c'est être en révolte contre tout, et surtout l'injustice ou le malheur. Être français, c'est se battre pour soigner les maux de la terre, contre vents et marées.
Alors, là, oui, je suis français, et seulement à ces conditions ; à condition d'aimer autant le bœuf bourguignon, la pizza, le coucous ou le mafé ; à condition de pouvoir jouer aux foot avec tous les gamins de mon école ; à condition d'être invité à toutes sortes de fêtes de naissance ou de mariage ; à condition de pouvoir écrire mon nom de famille avec toutes les syllabes du monde ; alors, là, oui, je suis français ...
Mais je comprends tous les ressentiments qu’il peut y avoir à découvrir qu’on n’a pas été invité à cette fête-là. Je comprends le sentiment de rage et de défaite, le sentiment d’injustice et d’exclusion, l’amertume et la violence qui emparent les cœurs et les esprits de tous ceux à qui on a dit “Tu es français, mais tu seras mis au ban, tu n’auras pas droit au gâteau, d’autres s’empiffrent quand toi tu crèves la dalle”. Je comprends ... et je pleure quand le pays des lumières s’oublie lui-même, quand il s’éteint à petit feu.
 
Tydé

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03 juillet 2019

le Bulletin de l'été 2019

Une ville et ses habitants, ce n'est pas qu'une histoire de rues et de travaux, de bâtiments publics à entretenir, c'est d'abord un lieu à vivre, un lieu où vivre. Une ville et ses habitants, ce n’est pas d’abord une histoire administrative ou une affaire politique, ce n’est pas juste un endroit où dormir et d’où partir au travail. Une ville et ses habitants, c’est une mémoire et un projet, c’est une reconnaissance mutuelle et une identité. Car une ville ne se contente pas d’être un point sur une carte, un croisement de rivière et de rails elle ne se contente pas d’être le souvenir d’heures plus glorieuses où la fumée des usines noircissait le linge pendu dehors, elle n se contente pas d’avoir oublié le petit village paysan qu’elle était avant son âge de fer. Oui, une ville, Hagondange, ça ne peut pas être sans avoir été, et ça ne peut pas être, sans penser à demain.

Dans quelques mois, une éternité semble-t-il le temps d’un été, nous devrons choisir celles et ceux, non qui la feront vivre (car c’est en fait un peu moins de 10 000 personnes, femmes et hommes, jeunes et vieux, natifs ou récents arrivés qui la font vivre), mais qui devront s’occuper de la garder belle et dynamique, audacieuse et active, cultivée et joyeuse, généreuse mais pas dispendieuse, amie de ses voisines et proche des siens.

Dans quelques mois, quelqu’un(e) posera ses lèvres sur la belle endormie pour la sortir de son sommeil, de sa léthargie. Car les défis restent énormes que même une ville de notre (petite) importance a à affronter. Il ne s’agit en effet pas seulement de réaliser dans les rues ou les bâtiments publics les travaux nécessaires. Il ne s’agit pas que de s’occuper des seniors comme s’ils n’étaient que de petits vieux à distraire d’une après-midi dansante et d’un panier cadeau. Il ne s’agit pas de s’occuper de nos chères têtes bondes et brunes comme s’ils allaient restés captifs de nos écoles et de notre collèges, car leur avenir est à la taille du monde. Il ne s’agit pas qu’un centre ville, ce sont des rues désertées, vidées de leurs commerces. Il ne s’agit pas de croire que les clubs sportifs sont là pour le renom de la ville ou les associations pour demander des subventions, ils et elles font du lien social, de l’animation et des relations et on y vient pour se sentir vivants, compétents, intégrés, utiles et pour créer du sens.

Notre ville mérite qu’on l’aime et qu’on la respecte, elle mérite de prendre ses décisions et de rester ouverte, en lien avec le proche et le lointain, dans la proximité avec ses habitants, sans les paterner ni leur faire sans cesse des leçons de morale. La leçon, c’est le vire ensemble, la leçon, c’est l’héritage des valeurs de la République. Et la République ne croit en sa devise que comme un horizon et un coup de pied au cul. Ni Liberté, ni Égalité, ni Fraternité ne sont acquises et éternelles, pas plus que ne l’est notre environnement et notre climat, pas plus que la paix du monde n’est assurée partout et pour tous.

 Ceux que vous connaissiez sous l’étiquette de la liste Hagondange avenir en sont conscients et s’en préoccupent. Tous pourtant, engagés depuis des années, voire des décennies dans le combat municipal, ne repartiront pas dans une nouvelle campagne (et le mot dit aussi combien c’est une bataille). La rentrée prochaine nous verra donc proposer aux habitants d’Hagondange de partager avec nous les questions et les propositions pour une ville ouverte aux défis du présent et du futur, une ville qui ne sera pas prise en étau entre conservatisme et grand soir, entre la tentation populiste et les arguties progressistes, ni RN, ni LREM, un ville vive, une ville de solidarité et de culture, une ville d’entreprise, un e ville de la modernité et de la tradition, un ville enracinée dans son espace, bien accrochée à ses rives de Moselle, une ville bien axée nord-sud, entre Metz et Thionville, la France et le Luxembourg, l’occident de tradition judéo-chrétienne et ce monde en train de bouleverser ses équilibres.


Dès septembre, nous nous mobiliserons avec vous pour transfuser un peu de sang neuf dans nos artères pour un Hagondange d’aujourd’hui et de demain. Vous pouvez nous contacter riveshagondange@outlook.fr et suivre alors les réflexions et projet du groupe sur notre blog Hagondange d’aujourd’hui et de demain, http://riveshagondange.canalblog.com/

Nous vous souhaitons un bel et chaleureux été, empreint de beaux moments en famille ou entre amis, un été où refaire le plein d’envie et d’énergie. Rendez-vous est pris pour la rentrée prochaine.

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30 juin 2019

Vive le sport à Hagondange ! (bulletin 2e trimestre 2018)

Hagondange, qu’on pensait vieillissante, Hagondange qu’on craignait de ne retrouver qu’en belle endormie, cet Hagondange plus patrimonial qu’à la pointe de l’innovation, oui Hagondange a accueilli les 23 et 24 mars dernier, dans sa salle des fêtes le Hagondange gaming day, en partenariat avec heliosgaming.fr. Ceux qui n’y connaissent rien dans le gaming et autres e-sports trouveront sans doute saugrenue cette ouverture sur la planète des jeux sur consoles ou écrans et l’engouement des jeunes et pas seulement des ados, mais aussi des adultes encore jeunes, pour ces joutes virtuelles. Les autres ne pourront qu’être reconnaissants devant l’initiative de la ville de recevoir une étape du circuit e-sport Grand Est. Une fois n’est pas coutume, mais nous féliciterons la Municipalité que d’avoir permis à ce vent de modernité de souffler dans la salle Paul Lamm et d’offrit ainsi aux jeunes de notre villes et des villes voisines l’occasion de croiser de la manette et du joystick dans les épiques aventures ou affrontements de leurs avatars et héros numériques. Une ville s’apprécie pour ce qu’elle sait faire pour ces habitants, qu’ils soient anciens ou jeunes, sans oublier aucune classe d’âge. 
 
Nous en étions là, dans notre petite réunion des élus d’opposition, de ce satisfecit décerné à l’équipe municipale quand l’un de nous rapporte, qu’au détour d’un article du républicain Lorrain sur le match de coupe qui a vu échoué notre équipe locale, le journaliste, moquant la piètre performance sportive, l’associe à l’état aussi pitoyable du terrain d’honneur du stade de la cité. Et commence entre nous une petite discussion sur l’engagement de la Ville auprès des associations sportives et de son soutien, via les subventions municipales, plus marqués vers les sports collectifs, notamment engagés avec plus ou moins d’ambition et de réussite, dans leur championnat respectif. Sans trouver de prééminence de tel ou tel sport sur tel autre, nous dérivons des championnats séniors, vers les sections des plus jeunes. Bien sûr, si les équipes fanions ont de bons résultats, les jeunes seront plus enclins à fréquenter les clubs, mais les villes de taille moyenne, comme Hagondange, n’arrivent presque plus à atteindre le très haut niveau, évidemment pas dans le football, et même dans les autres sports collectifs (une équipe féminine de l’ESH volley reste engagée en pré-national.  Mais peu importe l’analyse que nous faisions entre nous du rapport de la municipalité avec les sections sportives de la ville, nous sommes tombés d’accord pour souligner l’importance de l’engagement nécessaire d’une équipe municipale au service de la pratique et de l’éducation sportives, à travers les clubs  et les équipements à dispositions de la population, et en particulier des plus jeunes 

Le sport, avant d’être le rêve de l’élite, a en effet bien d’autres vertus, éducatives, culturelles et sociales, à valoriser et à partager. C’est d’abord à ce sport, à cette façon-là de faire du sport, que nous sommes attachés : sous le maillot, pas de discrimination d’origine ; sous le maillot seule la sueur et le talent différencie les individualités ; mais surtout, le maillot fédère les individualités, il en force une force et une intelligence collectives qui s’affine et s’affirment d’entrainements en confrontations. Sans la passion, l’abnégation des éducateurs sportifs, sans l’engagement des familles, pour les déplacements, pour l’entretien du matériel, pour encadrer les matches et animer les manifestations, aucun sport ne serait cette merveilleuse école de la vie, cet apprentissage de la solidarité, ce laboratoire de  l’effort de du dépassement de soi. Les résultats sportifs ne viennent que de cette culture où l’on cultive les talents, individuels et collectifs, avec passion, avec patience et détermination. C’est cette confiance en la capacité de développement de leurs potentialités, par l’éducation et par l’exemple des encadrants, très majoritairement bénévoles que nous voulons louer dans toutes les sections sportives de la ville. Mesdames, Messieurs, il faut vous remercier, vous remercier pour nos enfants, vous remercier de susciter le meilleur d’eux-mêmes. 
 
E-sport et sports classiques, bien que sollicitant des compétences et des intelligences différentes, restent des moyens privilégiés pour donner aux violences et appétits de puissance qui, malgré tout, demeurent en nous, des cadres qui permettent de canaliser les flots d’énergies qu’ils provoquent, de les sublimer et de les transformer en liens sociaux et en pratiques de cultures et d’échange. Investir dans le sport, pour un commune, et bientôt pour les intercommunalités, c’est faire un pari, celui de la santé, santé physique, psychologique, sociale,  c’est relever un défi, le défi du dialogue entre générations, et c’est faire un investissement pour l’avenir, en formant les jeunes à la fois à l’adversité et à la solidarité. 

 Vive le sport à Hagondange ! 

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bulletin second trimestre 2017

Nous y voilà, à mi-mandat, au milieu du gué entre deux élections municipales. C’est habituellement l’heure pour le premier magistrat de la ville de tirer un premier bilan de son action et de dessiner les chantiers qui restent à mener dans les trois prochaines années. Le Maire de notre ville s’est soumis à cet exercice dans une édition récente du Républicain Lorraine (dans l’édition « de Metz Agglo et Orne » - du 7 avril 2017) : un auto-satisfecit assez habituel dans sa bouche tout à la gloire de sa politique patrimoniale où les murs, les routes et les économies de gestion semblent ses uniques préoccupations, au détriment peut-être de l’intérêt porté aux habitants, au dynamisme bien malade de notre cité et à la préparation de son avenir.

Oui, à Hagondange, les écoles sont rénovées une à une. Mais cela n’empêche pas la menace d’une fermeture de classe à la rentrée prochaine. C’est que les murs des écoles ne font pas des enfants, ce sont les couples jeunes qui s’installeraient dans nos quartiers qui le feront, mais sommes-nous sûrs d’être encore attractifs dans les années à venir ?

Oui, à Hagondange, nous nous préparons à avoir une « belle » salle  des fêtes. Mais quelle saison culturelle digne de ce nom pourrait-elle s’y programmer. Les spectacles de qualité sont maintenant plus attirés par certaines salles modernes des villes voisines où le carnet d’adresses de leur directeur pourrait faire pâlir bien des grandes villes de la métropole (regardez ce qui se passe à La Passerelle, au 112, à l’AmphY …)

 

M Malher se réjouit d’offrir bientôt à notre société de musique de nouveaux locaux, en périphérie de la ville. Souvenez-vous de ce qu’il promettait dans les tracts de sa dernière campagne :

musique et chant

Souvenez-vous, puis oubliez.

 

Souvenez-vous, il annonçait déjà le projet de transformation du site technilor :

technilor

 

Nous apprenons maintenant qu’il s’agira plutôt d’installer une « mini » gare routière qui ne résoudra pas les problèmes de stationnement tout autour de la gare SNCF. Souvenez-vous, puis oublier les parkings supplémentaires.

 

Rappelez-vous, sa promesse de :

- Création d'un sport-center dans le poumon vert de la ville qu'est l'Espace Ballastière

Elle n’a tenu que le temps pour le président de l’intercommunalité des Rives de Moselle( (le même JC MALHER) d’imposer le site d’Hagondange pour la construction du centre aquatique intercommunal dont on ne connait pas encore la date de début des travaux.

Faudra-t-il avoir bientôt la même mémoire pour oublier le « marché couvert » que le Maire appelle de ses vœux pour s’implanter en lieu et place de l’Actuel magasin Noz qui n’a pas obtenu le succès commercial escompté par ses promoteurs.

M le Maire peut bien être satisfait de sa politique, à quoi s’attendre d’autre d’ailleurs, mais ses projets sont souvent de belles promesses, qui, comme on le sait, n’engage que ceux qui les croient. La ville d’avenir et de progrès auquel il voulait nous faire croire n’est peut-être plus qu’une ville au patrimoine certes bien entretenu, mais menacée de perdre tout ce qui fait l’essence d’une ville dynamique : un vrai renouvellement des générations, un commerce de centre-ville qui résiste, des médecins qui continuent à s’installer, des entreprises qui perdurent, une politique culturelle qui fait bouger la ville. On est en droit de s’interroger sur ces questions que ne semblent pas se poser notre premier magistrat.

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bulletin 1e trimeste 2017

Nous y voilà, dans cette année d’élections, d’élections présidentielles et d’élections législatives. Nous y voilà, à ce carrefour de notre vie démocratique, celle où le peuple donne de la voix dans le silence de l’isoloir et essaie de prendre le pouvoir, ou du moins de le confier à qui lui semble capable de l’assumer. C’est le moment pour chacun de s’interroger : Qu’est-ce que je veux dire de mon idée de la France et de la démocratie, quelles priorités je veux donner pour que ma vie dans ce pays me devienne plus douce, quelle confiance est-ce que j’ai encore dans les hommes et les femmes qui se présentent au suffrage universel ?

J’imagine que personne n’ira aux urnes la fleur au fusil, en sifflotant avec insouciance, comme si tout allait tout bien. Nous sommes par trop échaudés par des années et des années de présidences, de gouvernements et de majorités successives pour être sans vigilance devant ceux que nous choisirons. Beaucoup d’ailleurs iront voter avec la rage au ventre, prêts à envoyer baladés tous les caciques du système, ou bien frustrés de voir ce que devient le monde, la France, la politique ; en colère peut-être contre ces politiciens de tous bords qui se succèdent sans offrir de meilleures vies à leurs concitoyens.

Alors, aujourd’hui, nous ne vous parlerons pas d’Hagondange ou des petites histoires qui s’y trament. Ça n’a qu’un intérêt modéré quand c’est le destin de 66 millions de personnes qui se joue en partie dans quelques semaines. Nous voulions évoquer l’interdit par la Mairie de la collecte au bénéfice du secours populaire d’Hayange chassé de ses murs par le Maire FN de cette ville, mais ce n’est là qu’un tout petit exemple du risque que nous voyons poindre que se détissent nos solidarités et les droits durement acquis pour continuer à intégrer à la communauté nationale, les vieux, les malades ou les blessés, la femme enceinte et le jeune enfant, celui qui vient de perdre son travail, par accident ou à cause de notre économie encore faible et convalescente.

Le contexte international est inquiétant, où les pouvoirs, que l’on regarde à l’est ou à l’ouest, semblent de plus en plus aux mains de personnalités, non seulement fortes, ce serait encore compréhensible, mais aussi narcissiques, autoritaires et peut-être aussi va-t-en-guerre ; contexte international où la menace terroriste et les intégrismes semblent pouvoir nous toucher en tous lieux et à n’importe quel moment. Beaucoup alors d’entre nous vont alors se demander qui fera le meilleur rempart contre toutes les catastrophes, géopolitiques, économiques, écologiques, sociétales ou religieuses dont nous nous sommes tous faits peu ou prou, des prophètes de malheur.

Nous avons maintenant tous compris qu’il n’y a qu’un monde, qu’une terre. Nous avons tous vu que dans le moindre de nos gestes quotidiens, dans le plus petits de nos téléphones, sur presque tous les étals de nos magasins, la mondialisation laisse ses traces. C’est que l’interdépendance des peuples et des individus ne peut plus faire de doute. Nous ne saurons plus nous couper du monde. Nous n’avons en fait de choix qu’entre la brutalité, au nom de tel libéralisme ou protectionnisme économique ou politique, et la régulation équilibrée des relations. Nous n’avons en fait pas d’autre nécessité que de réduire les écarts générés par l’incroyable et scandaleuse répartition très inégalitaires des richesses qui rejettent dans la pauvreté et le chômage tant de familles.

Nous n’avons pas à dire pour qui voter, à chacun d’entre nous, cela peut sembler un casse-tête tant primaires et candidats donnent le tournis. Mais nous sommes face à des donnes inédites où rares sont les candidats d’aujourd’hui qui l’étaient il y a cinq ans, du moins à la présidentielle, et peut-être, nous le découvrirons bientôt, pour les législatives. Nous voulons cependant rappeler ce qui, à notre sens, fonde ce qu’on pourrait appeler les valeurs de gauche, (du moins, ce qu’elle était encore il y a quelques années) : la solidarité.

La solidarité, c’est que qui fait rechercher un partage du travail qui permettent à tous d’y trouver une place, c’est ce qui fait que la femme et l’homme sont considérer comme égaux en terme de salaire et de carrières, c’est ce qui fait que l’école offre un vrai socle commun d’intelligence et de connaissance, quels que soient le milieu ou l’origine, c’est ce qui fait défendre autant que la richesse du pays le permet, nos concitoyens atteints par la maladie, le handicap, la grande vieillesse ou l’accident grave de la vie, c’est ce qui fait de notre peuple l’ami des autres peuples.

La solidarité, c’est l’autre nom des droits de l’homme dont s’enorgueillit notre pays, la solidarité, c’est l’héritage laïcisé d’une tradition judéo chrétienne qui a su se réformer et renoncer aux diktats du religieux pour permettre le lien entre des hommes et des femmes d’origines et de croyances diverses, c’est l’exigence de justice qui trouve une traduction dans l’organisation politique et économique de notre société, c’est une égale préoccupation du présent et de l’avenir.

Nous ne vous demandons en fait que d’être citoyens, c’est-à-dire acteurs de ce pays qui ne tient que parce que nous organisons notre façon de vivre ensemble de façon démocratique et solidaire. Faites-le par le vote, faites-le par vos engagements militants ou associatifs, faites-le selon vos convictions, faites-le comme vous voulez, mais faites-le.

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Bulletin fin 2016

Nous découvrons, sur les documents préparatoires du conseil municipal du 29 septembre et lors des débats de la séance, le déménagement prochain de la CPAM de ses locaux de la rue Voltaire, ce noble bâtiment du paysage hagondangeois, idéalement situé à deux pas de l’hôtel de ville et de sa grande place.

Cela fait certes partie d’une stratégie générale de la Caisse d’assurance maladie qui réorganise ses services sur le département et n’a plus l’usage de la totalité des 2500 m2 du site hagondangeois. Nous regrettons l’accord de la mairie avec la CPAM pour racheter le bâtiment et proposer d’héberger le reliquat des services de la Sécurité Sociale (le cabinet dentaire et les boîtes postales) qui nous resterons dans la zone du Bunner. Hagondange conservera-t-elle inèégre sa place forte au niveau médical et paramédicale si la Sécurité Sociale venait à disparaître totalement de la ville ?

Il ne s’agit pas, en effet, pour la Mairie, d’augmenter son patrimoine immobilier, ni de regrouper dans un seul bâti différents services publics à destination de la population, mais juste de faciliter une transaction immobilière en rachetant l’immeuble sous le prix d’estimation des Domaines pour le revendre le plus tôt possible à un investisseur immobilier. Le procédé est cavalier et privilégie les intérêts privés au détriment à première vue du bien public.

Notons également, est-ce délibéré, nous nous posons la question, du rejet progressif et inexorable, aux limites extérieures de la ville des services public comme le pôle emploi l’a fait il y a quelques mois, vers la zone du Bunner. Faut-il ainsi reléguer chômeurs et malades aux bans de la ville ?

 

D’autres services publics pourraient disparaître de la ville. Déjà, depuis le début des années Malher, la CAF n’a plus de permanence sur la ville. Aujourd’hui, le département, qui met en chantier une nouvelle distribution de ses services, pourrait se désengager du centre-médico-social de la rue de Metz et le condamner. Pourrait-il en être un jour de même pour la Poste, pour nos banques, pour nos médecins ?

 

Hagondangeois, restons attentifs, pour que la ville, en son cœur, garde ses services publics et qu’elle ne soit pas qu’un parc immobilier sans souci des services à rendre à ses habitants.

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