Nous découvrons, sur les documents préparatoires du conseil municipal du 29 septembre et lors des débats de la séance, le déménagement prochain de la CPAM de ses locaux de la rue Voltaire, ce noble bâtiment du paysage hagondangeois, idéalement situé à deux pas de l’hôtel de ville et de sa grande place.

Cela fait certes partie d’une stratégie générale de la Caisse d’assurance maladie qui réorganise ses services sur le département et n’a plus l’usage de la totalité des 2500 m2 du site hagondangeois. Nous regrettons l’accord de la mairie avec la CPAM pour racheter le bâtiment et proposer d’héberger le reliquat des services de la Sécurité Sociale (le cabinet dentaire et les boîtes postales) qui nous resterons dans la zone du Bunner. Hagondange conservera-t-elle inèégre sa place forte au niveau médical et paramédicale si la Sécurité Sociale venait à disparaître totalement de la ville ?

Il ne s’agit pas, en effet, pour la Mairie, d’augmenter son patrimoine immobilier, ni de regrouper dans un seul bâti différents services publics à destination de la population, mais juste de faciliter une transaction immobilière en rachetant l’immeuble sous le prix d’estimation des Domaines pour le revendre le plus tôt possible à un investisseur immobilier. Le procédé est cavalier et privilégie les intérêts privés au détriment à première vue du bien public.

Notons également, est-ce délibéré, nous nous posons la question, du rejet progressif et inexorable, aux limites extérieures de la ville des services public comme le pôle emploi l’a fait il y a quelques mois, vers la zone du Bunner. Faut-il ainsi reléguer chômeurs et malades aux bans de la ville ?

 

D’autres services publics pourraient disparaître de la ville. Déjà, depuis le début des années Malher, la CAF n’a plus de permanence sur la ville. Aujourd’hui, le département, qui met en chantier une nouvelle distribution de ses services, pourrait se désengager du centre-médico-social de la rue de Metz et le condamner. Pourrait-il en être un jour de même pour la Poste, pour nos banques, pour nos médecins ?

 

Hagondangeois, restons attentifs, pour que la ville, en son cœur, garde ses services publics et qu’elle ne soit pas qu’un parc immobilier sans souci des services à rendre à ses habitants.